Au revoir, étoiles adorées.
Au revoir, charmantes roses.
Peut être un jour nous
reverrons nous.
Je regrette juste ne pas
avoir assez apprécié votre beauté, pendant qu'il en était encore
temps...
Au fond de moi, en
franchissant la porte de la maison il y a quelques mois avec ma
valise en main, il y avait cette voix qui m'avait dit: « c'est
peut être la dernière fois que tu verras cette maison »
Mais aveuglée par mon désir
de solitude, je ne pas voulu y croire et j'ai continué de marcher
sans me retourner.
Presque tout mes souvenirs
d'enfance, étaient dans cette maison.
Je ne reverrais plus la mer.
Je pourrais plus laisser le sable filer entre mes doigts, respirer l'air marin et me promener le long des plages aux côtés des vagues.
Je ne reverrais plus les
étoiles ni l'éclat de la lune.
Je ne sentirais plus l'air
pur de l'aube et admirer un lever de soleil
les perles de la rosée, les
oiseaux qui commençaient à peine à gazouiller.
Je ne verrais plus l'horizon
lointain qui me prouvait que le monde était infini.
Le silence nocturne.
Ces après midi pieds nus sur
l'herbe à lever la tête vers le ciel azur
ou à prendre le goûter sur
la terrasse entourée de roses.
Adieu...
Je suis une fille de la
campagne.
Même si vivre en ville
représente de nombreux avantages, elle finit toujours par me rendre
malade et j'ai besoin parfois de retourner à la campagne, car c'est
au milieu de la nature que j'ai passé la plus grande partie de ma
vie jusqu'à aujourd'hui.
Le chant des oiseaux,
les après midi à cueillir
les fraises et les mûres du jardin.
Ces automnes à guetter la tombée des premières
noix et noisettes et regarder les écureuils
faire leurs réserves pour l'hiver et d'autres animaux se promener à
travers ce vaste espace.
Les ballades en forêt ou
près du lac...
Ces longues promenades à
vélo où il n'y avait personne et que tout paraissait si paisible...
Quand je pense qu'il
m'arrivait de penser que vivre ici était une punition alors que
c'était un privilège ;
Et aujourd'hui je me rend
compte à quel point cet endroit était un lieu de paix, coupé de
toute nuisance humaine.
Je suis malade de voir ces
allées goudronnées,
L'air devient irrespirable, voir tout ces humains
grouiller et s’agglutiner dans ces espaces grisâtres.
Les entendre parler et le
son des voitures me donnent mal à la tête,
et encore une fois me voilà
comme une idiote à pleurer et regretter d'être aussi faible face au
passé.
La seule chose qu'il me
restera, ce seront des souvenirs...
Encore et toujours,
juste
des souvenirs...
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