Un château de cauchemars,
où je me perds par l'aiguille des myosotis qui se peint sous mes yeux.
Les sculptures de glaces fondent à mon toucher.
Les murs s'effritent en voulant imiter les étoiles,
tandis que les les nébuleuses ôtent les plaintes de l'espace en colorant les songes.
Dans un jardin lointain,
la Sleeping Beauty assise à sa balançoire,
se drape d'une torpeur romantique,
levant la tête au va et vient des vagues nocturnes.
Retenue par la toile du temps
tisée de fils satinant timidement au travers la lune;
délivre des liens brodés de perles;
se dérobant;
sous mes pieds.
Essayant d'atteindre la fenêtre ensorcelé,
le bras tendu au Matin me guide
vers les courants aspirant à l'oubli...
Partir sans se retourner,
car les mensonges ont entraînés les réveils douloureux...
Un faisceau de lueur livide capture le baiser des êtres transparents,
qui murmurent que leur battement d'ailes ne peuvent suspendre le repos éternel...
Mon corps de cire s'est figé;
pour se métamorphoser en statue de nacre.
S'écaillant aux contes des siècles.
Puis se brisera en une multitudes de fragments...
Que le silence promènera jusqu'à votre sommeil.
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