juin 25, 2014

† De Watteau à Fragonard, les fêtes galantes, musée Jacquemart-André†










Un mercredi ensoleillé, j'ai décidé de passer l'après midi au musée.




Je suis enfin allée au musée de Mana ! J'aurais aimé pouvoir marquer le coup en venant habillée en EGL mais ce n'était pas possible... Néanmoins je m'y suis rendue avec une blouse Moi-même-Moitié, donc on peut dire que ça rattrape un petit peu. Et puis entendre certaines personne me dire que je "m'intégrais au thème de l'exposition" ou à l'atmosphère du musée faisait plaisir.




    
Si je le pouvais j'aimerais vivre dans un tableau de fête galante. Apparemment il n'y a pas de codes précis pour décrire ou réaliser ce style d’œuvre, en général on reconnaît tout simplement un tableau de fête galante lorsqu'on en voit un.
Et c'est là que je peux écrire cette phrase que j'adore dire quand j'ai du mal à m'exprimer ou traduire correctement une phrase : « ça ne se décrit pas, ça se ressent. » 


Cependant on remarque des caractéristiques récurrentes dans ce genre de tableau:
  • tout se passe dans un cadre bucolique avec un ciel magnifique, des roses, des fontaines, des Amours, des animaux etc...
  • tout le monde est bien habillé et respirent la jeunesse et la santé (car oui même les bergers sont stylés)
  • tout le monde flirt, raconte des histoires, danse, discutent, s'amusent à colin-maillard ou au jeu de la main chaude .
  • Il y a souvent des triangle amoureux.
  • Parce qu'il y a des jeunes femmes qui accidentellement se baignent ou dévoilent leurs chevilles il y a des voyeurs mais bizarrement sous ce contexte je trouve ça presque beau.

Bref tout le monde est libre, jeune, insouciant et amoureux. J'ai eu une préférence tout de même pour les tableaux de François Boucher et ceux de Fragonard. Leurs œuvres en général me plaisent plus, peut être parce je les trouve plus frivoles. Par contre je n'ai pas de photos de l'exposition car il était interdit d'en prendre. 

CYTHERE
Un pavillon à claires-voies
Abrite doucement nos joies
Qu'éventent des rosiers amis ;


L'odeur des roses, faible, grâce
Au vent léger d'été qui passe,
Se mêle aux parfums qu'elle a mis ;


Comme ses yeux l'avaient promis
Son courage est grand et sa lèvre
Communique une exquise fièvre ;


Et, l'Amour comblant tout, hormis
La faim, sorbets et confitures
Nous préservent des courbatures.
Paul Verlaine, « les Fêtes Galantes »

Quelques autres photos du musée:




Après je suis allée faire une pause au salon de thé. J'ai décidé de m'installer en terrasse afin de profiter tranquillement à l'ombre du vent frais et de la vue. 



Pour le goûter j'ai choisi un thé quatre fruits rouges et une glace vanille bourbon et citron. C'est un choix peu risqué mais j'avais besoin de quelque chose de léger et rafraîchissant, donc pas de pâtisserie ni de thé trop extravagants ou forts pour cette fois.

 
Avant de repartir je suis passée en boutique. C'était une torture. Ils avaient des milliers de choses que je voulais acheter mais mon porte-monnaie n'aurait pas supporté. Je me suis rabattue sur une pochette propre au musée, peut être que d'ici la fin de l'exposition j'aurais la chance de me permettre de m'acheter une de leur jolies tasses.


C'était un après midi reposant.

† Outfit †
Jupon très léger pour une journée ensoleillée.
(le sac et les chaussures jurent peut être un peu...)



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